ADF TARLIN : L’ESPRIT DE MISSION AU SERVICE DE L’INDUSTRIE
Ancien militaire devenu DRH, Ludwig Rapeaud impulse chez Groupe ADF une culture du lien armées – entreprises, convaincu que les valeurs acquises sous l’uniforme sont une richesse et un puissant levier de performance collective.
Le 26 mai 2025 à Gravelines, l’agence de Tarlin et la division Nucléaire de Groupe ADF ont signé le manifeste ProMilès, scellant officiellement leur engagement auprès du ministère des Armées et du Medef pour renforcer les passerelles entre le monde militaire et l’entreprise. Pour Ludwig Rapeaud, DRH de la branche Investissements de Groupe ADF, cet engagement est bien plus qu’un symbole. Ancien marin devenu réserviste, il y voit la prolongation naturelle d’un parcours où le sens du devoir et la culture industrielle ne font qu’un. « Je suis resté dix ans dans la Marine avant d’entamer ma reconversion dans les ressources humaines. J’ai toujours pensé que les savoir-être militaires avaient toute leur place dans l’entreprise », explique-t-il. Aujourd’hui, il pilote les ressources humaines d’un groupe industriel ancré dans les Hauts-de-France depuis plus d’un siècle.
Implantée à Gravelines, l’agence de Tarlin est l’héritière d’une longue histoire industrielle. Fondée au début du XXe siècle, Tarlin & Fils a accompagné la montée en puissance de la centrale nucléaire de Gravelines avant d’être intégrée en 2007 au Groupe ADF, acteur international en ingénierie, fabrication et maintenance industrielles. « Nous sommes une entreprise profondément ancrée dans le territoire avec une ouverture mondiale. C’est cette double appartenance qui nous permet d’attirer des talents venus d’horizons variés, y compris du monde militaire », souligne Ludwig Rapeaud.
Quand les savoir-être militaires renforcent l’industrie.
Pour le directeur des ressources humaines, la signature du manifeste ProMilès répond à un double enjeu : attirer des profils à fort potentiel et valoriser un savoir-être unique. « Le groupe a un besoin énorme de personnes dotées à la fois d’un savoir-faire et d’un savoir-être solide. Les anciens militaires incarnent exactement ce que nous recherchons : rigueur, esprit d’équipe, adaptabilité et sens de la mission », assure-t-il. Les besoins concernent une large palette de métiers : mécaniciens diésélistes, soudeurs, chaudronniers navals, mais aussi fonctions supports et postes d’encadrement. « On a souvent l’image d’un management militaire vertical, autoritaire. C’est une idée reçue. Dans l’armée, le soldat au front doit s’adapter en permanence à un environnement incertain ; c’est cette capacité d’adaptation que nous recherchons », explique Ludwig Rapeaud.
Dans des environnements à haut risque comme le nucléaire ou la pétrochimie, la culture du respect des règles est cruciale. « Un militaire sait ce que sont les procédures, les consignes, la sécurité. Il a été formé à les appliquer sans compromis », poursuit-il. Ce réflexe, hérité de la culture de sûreté militaire, répond parfaitement aux exigences industrielles : « Au sein de Groupe ADF, la sûreté nucléaire n’est pas négociable. Ce que les militaires apportent, c’est cette conscience immédiate de la responsabilité collective ». Autre atout : la culture du « rendre compte ». « Dans l’armée, on apprend à dire ce qu’on a fait, à boucler la boucle. C’est une discipline de communication et de fiabilité qui fait souvent défaut ailleurs », constate-t-il. L’agence de Tarlin promeut la transparence et renforce ses liens avec Implic’Action et Défense Mobilité, l’agence du ministère des Armées chargée de la reconversion. « Les militaires ont parfois du mal à traduire leurs compétences dans le langage civil. À nous de les aider à faire le pont », poursuit le DRH.
De ProMilès à la Garde nationale : un engagement qui se renforce.
Pour l’agence, la signature du manifeste ProMilès représente une première étape, un acte d’intention fort qui formalise l’attention portée aux anciens militaires et aux réservistes. Mais l’entreprise ne compte pas s’arrêter là : elle vise désormais la signature de la convention Garde nationale d’ici le premier semestre 2026, un engagement plus structurant.
« Nous engageons à libérer nos collaborateurs pendant leurs heures de travail pour qu’ils puissent servir dans la réserve. C’est une étape supplémentaire, mais elle correspond à notre ADN : concilier l’engagement individuel et la performance collective », assure Ludwig Rapeaud. L’entreprise prévoit aussi de promouvoir la réserve en interne, afin de mieux faire connaître ses avantages. Longtemps méconnue, la réserve opérationnelle suscite encore des réticences chez certains recruteurs. « Beaucoup de salariés ne disent pas qu’ils sont réservistes, de peur d’être disqualifiés. C’est dommage, car pour nous, ce n’est pas un frein, c’est une richesse et une formidable opportunité de formation continue. Dans l’armée, on se forme tout au long de sa carrière. Les réservistes peuvent acquérir des compétences qu’on ne peut pas toujours proposer en interne : leadership, gestion de crise, discipline collective », poursuit-il.
Le lien Armées – entreprises dépasse la seule question du recrutement : il touche à l’identité même du groupe. « Groupe ADF est une entreprise française, détenue par des Français. En signant ProMilès, nous affirmons notre volonté de participer, à notre échelle, à l’effort de la Nation ». Chaque année, entre 20 000 et 30 000 militaires quittent les forces armées. Pour un DRH, c’est un vivier exceptionnel : « Des gens bien formés, expérimentés, habitués à la mobilité et à la responsabilité. Nous venons d’ailleurs de recruter un ancien militaire de carrière pour un poste de responsable de contrat : vingt ans de service, une quarantaine d’années, une maturité et une rigueur précieuses ». La mobilité, valeur cardinale du monde militaire, s’accorde parfaitement avec l’organisation du groupe : « Nous avons des filiales en Guyane, en Afrique… Les anciens militaires aiment les défis et les environnements changeants. C’est un atout évident pour un groupe comme le nôtre ».
Un engagement porteur de sens.
Pour Ludwig Rapeaud, cet engagement n’est pas une posture mais une conviction : « Quand on a porté l’uniforme, on comprend ce que veut dire servir. Aujourd’hui, je continue de servir, différemment, en créant des ponts entre ces deux mondes qui se comprennent souvent mal mais qui partagent beaucoup : la rigueur, la solidarité, la mission ». En rapprochant durablement Groupe ADF et l’institution militaire, Ludwig Rapeaud oeuvre à un modèle d’entreprise où engagement, performance et responsabilité se conjuguent durablement.
À PROPOS DE : l’agence de Tarlin • Héritière de l’entreprise centenaire Tarlin & Fils, la société a rejoint Groupe ADF en 2007. • Acteur de référence en maintenance et ingénierie industrielles, l’agence de Tarlin intervient dans les secteurs de l’énergie (nucléaire), de la pétrochimie, de la sidérurgie, de l’aéronautique et de l’agroalimentaire. • Groupe ADF est présent dans 12 pays et emploie 4 900 salariés dont 520 dans les Hauts-de-France. • CA 2025 : 665 M€.